Organisation
de 1814 : Par souci de cohésion et dans une volonté
de réconciliation nationale, Louis XVIII décide lors de la
1ère Restauration de conserver l'infanterie dans sa structure telle
qu'issue de l'Empire. Les Régiments sont simplement renumérotés
pour éliminer les numéros vacants des nombreux "régiments
fantomes" et leur nombre est réduit à 90. Par ailleurs,
pour imprimer tout de même un aspect Ancien Régime à
ceux-ci, les 10 premiers régiments se voient attribuer un titre princier,
et le titre de Colonel-Général de l'Infanterie est rétabli.
Pour ce qui concerne les drapeaux, chaque régiment est pourvu d'un
unique drapeau, comme c'était le cas sous l'Empire, les bataillons
se différenciant par leurs fanions d'alignement.
Organisation
de 1816 : Tout au contraire de ce qui s'était passé
en 1814, et devant la facilité avec laquelle la plupart des régiments
avaient ralliés le retour de Napoléon, la 2nde Restauration,
marque la volonté de faire table rase de l'armée impériale.
Tous les régiments sont licenciés, et un système de
légions départementales est mis en place. Chaque département
a alors en charge de lever une légion de 3 bataillons, chaque bataillon
recevant un drapeau.
Organisation
de 1820 : Le système de légions départementales
connu un succès très inégal, au point qu'en 1819 seul
le Morbihan avait formé ses 3 bataillons, les autres département
ne parvenant pas à remplir plus de 2 bataillons. Le système
est donc réformé et les régiments font de nouveau leur
apparition, prenant pour base les légions, mais avec cette fois un
recrutement national et plus seulement local. A cette occasion, un nouveau
modèle de drapeau est adopté, à raison d'un par régiment,
les bataillons se distinguant par ses fanions d'alignement. |